L’éléphant et son soigneur (le cornac) : Une histoire sans amour

Saviez-vous que les éléphants sont les plus grands animaux terrestres encore en vie ? Pourtant, malgré leur grande taille, ce sont des animaux doux et sociables, herbivores et à la peau très épaisse. D’où leur nom « pachyderme » (pachy- signifiant épais en grec et -derme la peau)

On distingue deux sortes d’éléphants : les éléphants d’Asie et ceux d’Afrique. Ces animaux, souvent fantasmés dans la culture populaire, à travers Babar, Elmer l’éléphant patchwork… ne sont en réalité pas si heureux et libres en réalité.

Le cornac, un « soigneur d’éléphant » ?

Un cornac (dérivé du mot indien cornaca) est à la fois le maître, le guide et le soigneur de l’éléphant. Ce travail se transmet de père en fils et chaque cornac ne doit posséder qu’un seul éléphant dans sa vie. Ne nous mentons pas, le cornac n’a rien d’un soigneur, puisque son travail consiste surtout à asservir de manière violente, un éléphant.

L’éléphant d’Asie, dressé pour travailler

Asservi par un cornac, il ne faut pas oublier que l’éléphant n’est pas un animal domestique. Ces dressages sont monnaie courante depuis des siècles. Les éléphants qui possèdent une force extraordinaire, sont exploités pour porter des marchandises très lourdes ou dans l’agriculture. En Inde, les princes maharajas et leur suite aimaient défiler sur leur trône à dos d’éléphants magnifiquement décorés.

Le pachyderme était exploité également pour aller chasser des tigres. En effet, l’éléphant est un des seuls animaux à ne pas craindre l’éléphant. Aujourd’hui, l’éléphant est instrumentalisé pour les touristes et les spectacles de cirque. Il peut également être utilisé pour des matchs de polo. Parfois, mais rarement, un éléphant à la chance de retourner vivre dans une réserve protégée…

La souffrance du dressage pour les éléphants

Les éléphants sont très intelligents. C’est pour cela que ce sont des animaux prisés pour le dressage. Ils peuvent apprendre jusqu’à 50 mots. Plus sérieusement, le dressage des éléphants est une véritable torture, notamment en Asie, malgré l’image que souhaitent donner les Cornacs. Pour réussir à dresser ces animaux non-domestiques, les éléphants sont battus, affamés et privés de sommeil.

En effet, les dresseurs n’arrivent à dresser les éléphants autrement que par la violence et le phajaan. Le phajaan signifiant « entrainement de l’éléphant par anéantissement ou par écrasement »

Cet entraînement dur entre 4 et 6 jours et est réalisé sur de très jeunes éléphants. Les animaux sont séparés de leur mère, puis enfermés dans des cages étroites où ils sont enchaînés. Sans aucun moyen de se débattre ou même de bouger, ils sont frappés, régulièrement sur les zones les plus sensibles de leur corps. Comme si les battre ces pachydermes ne suffisaient pas, les dresseurs les privent de nourriture et d’eau, en récitant des prières implorant l’éléphant de devenir docile.

La torture n’a de cesse qu’au bout de plusieurs jours, une fois qu’il est avéré que l’éléphant est brisé… Une fois sorti de sa cage, l’éléphant a peur et devient docile. Il est ensuite dressé à faire des tours pour amuser les touristes. Il restera une attraction sans amour et sans ses pairs jusqu’à sa mort (souvent prématurée et douloureuse).

Aujourd’hui encore, les éléphants soient toujours traités par les humains selon trois catégories :

  • en tant que gibier possédant d’ivoire en Afrique,
  • en tant que travailleurs forcés en Asie,
  • en tant qu’esclaves pour les cirques,
  • en tant qu’attractions pour les zoos.

C’est à nous de faire cesser ces horreurs avant qu’il ne soit trop tard.

Author: edward

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